Thibault Marthouret : « meurtre breton ».

Publié le par LMPG

Ce texte est paru dans Décharge (n° 152), en décembre 2011. L’auteur nous autorise à le publier et nous l’en remercions.



Certains bretons et les marchands de briquets croient qu’allumer une cigarette à la flamme d’une bougie revient à provoquer la mort d’un marin inconnu.


 

 

 

Du bout de ma cigarette, j’écrase

un marin contre un roc, je brûle

sa vie d’eaux troubles, rassasie

les tréfonds, enfouis

son corps rayé sous le limon.

 

J’inhale son âme incandescente

consume un mousse au teint d’écume,

aux cils de paille,

aux yeux de brume,

fume l’angelot.

 

Rassasié je souffle net

Le lieu du crime, essuie

Une larme de cire noircie,

L’envie a pris

Le feu, la mort



 

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